Aller au contenu principal
Sans Fumier
  • Actus
  • Ressources
    • Le livre
    • Liens & bibliographie
    • Liste des lieux
    • Petites annonces
    • Questions fréquentes
  • Agenda
  • L'association Carpelle
  • Contact

Rechercher
  • Tableau de bord
  • Documentation
  • Gestion du site
  • Mes contenus
  • Formulaires
Se connecter
Sans Fumier

Sans fumier !

Maraîchage biologique sans intrant d’élevage pour un futur soutenable


  • Formulaires
  • Rechercher
  • Saisir
  • Listes
  • Importer
  • Exporter
CompteRenduDeLAtelierQuelsPontsConstrui_image_rencontresfrancophonessurlagriculturevegan_photo_1_2026-01-07_10-02-14.jpg

Compte rendu de l'atelier "Quels ponts construire entre agriculture bio végane et militant·es antispécistes ?"

Résumé Qu’est-ce que la prise en compte des enjeux de production agricole fait à l’antispécisme ? Qu’est-ce que l’antispécisme peut faire à l’agriculture / au fait d’évoluer dans un milieu rural et agricole ? Quelles attentes des agri·es bio véganes vis-à-vis du mouvement antispé ? Quels besoins des deux côtés ?
Billet

Quels ponts construire entre agriculture bio végane et militant·es antispécistes ?


L’idée de cet atelier était de réfléchir à plusieurs choses : Qu’est-ce que la prise en compte des enjeux de production agricole fait à l’antispécisme ? Qu’est-ce que l’antispécisme peut faire à l’agriculture / au fait d’évoluer dans un milieu rural et agricole ? Quelles attentes des agri·es bio véganes vis-à-vis du mouvement antispé ? Quels besoins des deux côtés ?


On s’est retrouvæs à cet atelier par volonté de construire des ponts, justement entre agriculture bio végane et mouvement végan / antispéciste.

On est d’abord partix de ce constat que dans le mouvement végan / antsipé il y a vait peu de connaissance sur les enjeux de production agricole végétale. Comme une déconnexion liée à un manque de connaissance. Typiquement, il y a un angle mort, voire un déni, vis-à-vis du fait que la plupart des légumes qu’on mange sont fertilisés avec du fumier, du lisier, des sous-produits d’abattoirs (poudre de sang par exemple).
Par ailleurs pour les personnes présentes qui cultivaient / vivaient en milieu rural et avait un minimum de connaissance des enjeux de production il y a constat d’une déconnexion avec le mouvement végan sur ces questions de production et les contraintes liées. Et en parallèle constat d'un enjeu de crédibilité vis-à-vis des agris qui passe non par le discours mais par la production, la pratique. Parfois même impression d’un fort rejet chez certain·es antispæs de la question de la production agricole identifiée à l’élevage. D’où l’impression d’une scission entre d’un côté pratiques / réflexions / militantisme antispéciste d’une part et pratiques agricoles et militantisme sur ces questions d’autre part.

Là-dessus on a notamment parler de crédibilité et de visibilité vis-à-vis du monde agricole comme des mouvements végans / antispés.

Visibilité


Il y a un enjeu à visibiliser cette question de la production agricole au sein du mouvement antispé pour plusieurs raisons.
- Déjà pour des raisons politiques : prendre en compte la question de la production et des pratiques qu’elle implique permet d’éviter l’écueil d’un véganisme dont la seule pratique serait la consommation. De la même manière, le fait de prendre en compte les pratiques de productions permet de sortir de positions qui sont parfois émises et souvent perçues comme purement morales, de surplomb, impraticables etc.
Dès lors comment répondre à ce besoin de visibilité ? En discutant on a eu plusieurs idées :
→ Par des formations et contenus qui permettent d’introduire aux enjeux de l'agriculture et du monde agricole, mais aussi des témoignages ou cartes (comme la vonmap.org, ou celle qu’il y a sur le site sansfumier.com). On a aussi parlé de soutenir des assos qui aident à la transition des éleveureuses hors de l’élevage : type coexister, transiterra, Stockfree Farming etc.
→ Par la pratique : En essayant de se connecter avec des agri·es qui pratiquent de cette manière : ça peut être faire du wwoofing, tenter de monter une amap, mettre en lien des cantines militantes avec ces agris, ou encore déménager à la campagne (souvent les appréhensions qu’on peut avoir, notamment sur le fait d’être « néo rural » ne sont pas fondées a dit une personne présente), mais aussi monter une tofuterie etc. etc.

Concernant la visibilité dans un contexte agricole la discussion a beaucoup tourné sur la tension entre compromis et possibilité d’afficher davantage nos convictions politiques.
  • (Dans mon souvenir : ) En milieur rural et dans le monde agricole, il y a une interdépendance qui fait qu’on peut pas juste se passer de ses voisin·es, refuser de leur filer la main à l’occasion etc. D’autant que certains agri·es qui font de l’élevage ou utilisent des intrants d’élevage sont davantage des camarades sur bien des luttes que certains pans du véganisme.
Mais aussi constat que dans les faits, dans les collectifs, dans les dynamiques militantes, c’est souvent les végans qui font les compromis. L’exemple des cantines montre que sur le relativement long terme, le rapport de force peut s’inverser (la plupart des cantines sont maintenant véganes, et parfois sans qu’il y ait de réelle conviction derrière (parfois même avec option végée / carnée)).
Avec cet exemple ou d’autres, on a parlé du fait qu’on avait de la marge pour mettre en avant les idées antispécistes sans que ça crispe ou bloque les relations pour autant. Constat de ce qu’on s’autocensure peut-être trop et qu’on peut être davantage clair·es sur nos positions politiques en matière d’antispécisme.
Un exemple d’explicitation évoqué est celui de la charte de l’AIT (Association Internationale du Tofu, qui rassemble des tofuteries sur une base affinitaire sur le plan politique). Celle-ci pose des bases politiques explicitement antispéciste (notamment) à destination des tofuteries souhaitant rejoindre l’association mais aussi des agriculteurices qui fournissent le soja.

  • Un peu sur la même tension compromis / affirmation a été évoqué le fait qu’au sein du monde militant français, la discussion critique était peu développée et que toute critique tendait à être exprimée / vécue comme une opposition nette. Ça aussi bien au sein du mouvement antispé que vis-à-vis du monde agricole. Là-dessus a été reconnu l’importance de développer cette capacité à émettre et recevoir des retours critiques (qui visent à l’amélioration et non à la dénonciation) mais dans certaines limites. De la même manière veiller à ne pas se réapproprier des narratifs très anti végans qui tendent à réduire le véganisme / l’antispécisme à une conception purement morale, à une attitude rabat-joie et non à une lutte politique. Enjeu, donc à parler de l’antispécisme comme lutte politique.



Crédibilité


  • Au sein du monde agricole on se rend compte que les discours, les positions morales de principes etc. portent beaucoup moins (voire empêche les échanges) que la pratique. Il y a un enjeu à montrer que les productions bio véganes peuvent effectivement produire et que cela parle beaucoup plus que tous les discours dans ces milieux. Donc enjeu à mettre en pratique et partager les résultats.
  • Par rapport à toute une partie de la « gauche paysanne » où on perçoit une hausse de la présence des animaux d’élevage / de trait. Constat de ce que la tendance dans la gauche paysanne est beaucoup plus à l’inclusion des animaux domestiques dans les processus de culture que dans les manières de s’en passer. L’imaginaire qui prévaut pour penser le futur écologique est beaucoup plus marqué par un regard vers le passé (souvent idéalisé) qu’avec des idées de prise en compte des intérêts des autres animaux. À ce niveau aussi on a besoin d’expliciter nos points de vue mais aussi de travailler notre crédibilité sur le plan de l’argumentaire (peut-être que dans notre société on pourrait davantage réfléchir aux usages de l’énergie et à la répartition de cette ressource que de viser systématiquement à s’en passer). De la même manière, besoin de développer des itinéraires techniques et des outillages adaptés à l’agri bio végane.
(Je rajoute ici une suggestion qui est venue à un autre moment de la rencontre, celle de tisser des liens / investir le réseau fourche et champs libre ou l’équivalent Suisse).

Autres sujets abordés


Un point qui a été abordé a été l’intérêt qu’il peut y avoir à se rapprocher des luttes syndicales et en l’occurrence de la Confédération paysanne. L’idée étant que les personnes syndicalistes sont souvent immergées dans d’autres luttes ou au moins en ont connaissance et son à ce titre plus ouverte aux échange et à l’élaboration politique. Le constat partagé par les personnes en présence était que les échanges avec des membres de la conf’ en interindividuel pouvaient être francs et intéressants et ouverts. En revanche les échanges avec des personnes en post de représentation était souvent très compliqué / tendu.


Comment se positionner par rapport aux grosses orgas véganes genre PETA qui ont régulièrement, explicitement ou via leur campagne de sensibilisation, des propos réactionnaires.
A été question de la crise agricole liée à la DNC (Dermatose nodulaire contagieuse qui touche les bovins) et des alliances ou non à faire dans le monde agricole à ce sujet. A été l’épisode de Comme un poisson dans l’eau sur le sujet.
Voir la fiche
EnregistrementEtSupportsDeQuelquesPresenta_image_rencontresfrancophonessurlagriculturevegan_photo_1_2026-01-07_10-02-14.jpg

Enregistrements et supports de quelques présentations ayant eu lieu aux Rencontres de l'agriculture bio végane des 7 et 8 février 2026

Résumé Si vous n'avez pas pu venir ou souhaitez réécouter certaines présentations, vous trouverez ici certaines d'entre elles.
Billet

Audios

Les présentations que vous allez entendre ont été enregistrées les 7 et 8 février 2026 à Dijon.
Elles sont basées sur une démarche de non exploitation des autres animaux et une vision biocyclique de l’agriculture. Attention, certain’es intervenant’es utilisent des formulations spécistes mais toujours tournées vers un objectif d'agriculture végane. Merci de votre compréhension et de votre patience lors de l’écoute.

Bruno a présenté la Ferme du Château, en grandes cultures et maraîchage de 20 hectares, en bio végane depuis 2014, labellisée ABV (Agriculture Biocyclique Végétalienne) depuis 2024 et NAVCS (North American Veganic Certification Standard) depuis 2025. Il produit notamment beaucoup de légumineuses (pois chiches, lupin, soja, niébé) mais aussi maïs, tournesol, épeautre, avoine, et est accompagné par le FiBl (institut de recherche suisse de l’agriculture biologique) pour des expérimentations (autour du lupin et du sorgho sucrier, notamment) :

Télécharger le fichier Bruno.mp3

Axel Anders qui nous a présenté le mouvement de l’Agriculture Biocyclique Végétalienne, qui regroupe une quarantaine de producteur·ices situés dans une vingtaine de pays et respectant un cahier des charges existant depuis 2017 (« Standard Biocyclique Végétalien »). Axel a parlé des pionnier·e·s de l’agriculture bio végane : Mina Hofstätter (Suisse), Kurt Kretschmann (Allemagne), Jakobus & Margarete Langerhorst (Autriche), Iain Tolhurst (Grande-Bretagne), Adolf Hoops (Allemagne) et Johannes Eisenbach (installé en Grèce).

Télécharger le fichier AxelAndersDijon2026rencontresABV.mp3

Floy a parlé de sa pratique bio végane de la permaculture, d’abord dans le sud de la France puis maintenant dans l’Orne, de la création et de l’entretien d’un jardin forêt comestible et médicinal quand on n’est pas une personne valide.

Télécharger le fichier FloyOrne.mp3

Stéphane a parlé des Légumes de Retal, sa ferme située en Seine-et-Marne, où il
travaille en respectant les principes du maraîchage sur sol vivant. Il a évoqué ses
itinéraires techniques, notamment l’utilisation de la végétation spontanée comme
engrais vert naturel, et les di cultés liées à la présence des campagnols.
Télécharger le fichier StephaneABV.mp3

Voir la fiche
UnBeauLogoPourYeswiki_yeswiki-logo.png

Un beau logo pour Yeswiki

Résumé Il fallait le rafraichir, nous l'avons fait !
Billet Après multiples discussions, tests et essais, un logo plus actuel a été créé pour Yeswiki
Nous espérons que vous l'aimerez ;-)
Voir la fiche
UnNouveauThemePourYeswiki_capture-décran-2020-02-12-à-13.16.33.png

Un nouveau thème pour Yeswiki

Résumé Margot, voilà le nom du nouveau thème qui sera distribué avec la prochaine version de Yeswiki
Billet Plus moderne, mieux pensé, plus graphiqu.
Margot permettra d'unifier les rendus graphiques des wikis.
Voir la fiche
CSV JSON

(>^_^)> Galope sous YesWiki <(^_^<)